La réserve naturelle des ''Prés de la Wamme'' à Hargimont

Un écrin de verdure pour une rivière sauvage...

Nous avons dernièrement emprunté la rue de Binte à Hargimont. Cette rue se perd dans la nature entre prés et bois. Continuant mon chemin, nous sommes arrivés devant un paysage de toute beauté.

Entre les prairies de fauche s’épanouissent de grandes zones de joncs ; des ruisselets s’écoulent vers la rivière, s’égayant dans la végétation.  Et au fond de la prairie, on aperçoit les flots de la rivière Wamme reflétant la lumière intense du soleil. En nous en approchant, nous percevons le murmure de l’onde qui glisse sur son lit de galets au milieu d’une ripisylve encore intacte.

C’est le domaine du martin pêcheur et du cincle plongeur qui n’hésitent pas à fendre les flots pour capturer un petit poisson ou quelques insectes aquatiques.

Des haies de bordure s’envole, de temps à autre, chassant l’insecte, un oiseau au masque de bandit. C’est la pie grièche écorcheur qui affectionne particulièrement les buissons d’épineux sur lesquelles elle a l’habitude d’empaler ses captures.

Tout un monde vivant en équilibre s’épanouit ici.

Et grâce à une gestion par fauche et pâturage, la diversité biologique de cette réserve va encore certainement s’améliorer.

Déjà, dans la mégaphorbiaie, le printemps fait exploser des taches jaunes des populages des marais dans la verdure sous jacente et la renouée bistorte peuple de larges plages humides du marais formé par les anciens méandres de la Wamme. Dans les mares qui parsèment le site, les tritons alpestres, ponctués ou palmés ainsi que les grenouilles rousses s’immergent à la moindre alerte.

Si vous voulez en savoir plus sur ce monde à l’équilibre fragile, le conservateur du site est Michel Louviaux

Email michel.louviaux(at)marche.be ou 084/31.20.59 

Photo de René Dumoulin

La réserve naturelle des prés de la Wamme à Hargimont : un sanctuaire pour le martin pêcheur.

Le martin pêcheur a élu domicile le long de la Wamme dans la réserve naturelle. Il n’est pas rare que le promeneur y voit une flèche bleue raser l’onde.

Il aménage son nid dans les berges abruptes, au fond d’un terrier qu’il creuse. Il reste dans son territoire de prédilection tant que les eaux ne sont pas prises par les glaces, car cet oiseau craint les hivers trop rudes, et dans ce cas, il migre vers des régions plus tempérées.

Le martin pêcheur se nourrit de petits poissons et de petits animaux aquatiques. C'est pourquoi il vit à proximité des étendues d'eau, où il peut se nourrir en abondance. Il plonge sur la proie qu’il a repéré généralement d’un perchoir en percutant violemment la surface de l'eau. Il avale sa proie, tête la première, dans le sens des écailles. Si elle n'est pas dans le bon sens, il la lance en l'air et la rattrape avec agilité. Il éjecte par la suite une pelote de réjection constituée des arêtes. Le rejet par le bec de cette pelote est précédé de ce qui ressemble à des bâillements.

Quand le poisson est destiné à être livré aux juvéniles, le martin-pêcheur le retourne pour le présenter tête en avant. L'adulte rentre alors dans le couloir de sa niche et sert celui des petits qui attend son tour dans un mouvement tournant bien régulé au fond de la cavité. En période de nourrissage, un adulte peut capturer jusqu'à 70 poissons par jour.

L'oiseau, très vivace, parcourt un circuit sur son territoire en se posant sur des perchoirs qu'il connaît, bien disposés pour guetter ses proies. Si sa position est assez haute, il plonge en flèche directement, et ressort aussi rapidement de l'eau grâce à la poussée d'Archimède résultant de l'air emprisonné sous son plumage. S'il part d'un support trop proche de la surface, il doit d'abord s'élancer vers le haut avant de se retourner pour plonger. Mais il peut aussi faire de longues séquences de vol stationnaire avant de plonger. Lorsque sa tentative est récompensée, il se pose et entreprend d'assommer sa proie en la battant sur sa branche par des mouvements de tête alternés, avant de l'avaler, quand il ne va pas la porter à sa compagne (mâle en période nuptiale) ou à ses juvéniles.

Photo de Christophe Bouhon

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